2.1 Rapport d’activité pour l’exercice 2020

 

Groupe Rubis

 

Dans un exercice 2020 marqué par une crise sanitaire historique et une volatilité exacerbée des prix des produits pétroliers, Rubis a démontré une formidable résistance, limitant les retraits du ROC et du résultat net part du Groupe à respectivement 11 % et 9 %. Dans ce contexte d’incertitude généralisée et de mobilité contrainte, le Groupe est resté pleinement confiant sur son modèle d’affaires, continuant à investir pour renforcer ses positions de marché et assurer sa croissance à long terme.

 

L’année 2020 marque la mise en place de nouvelles actions ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) volontaristes, avec notamment l’annonce d’un objectif de réduction des émissions de CO2 de Rubis Énergie (scopes 1 et 2) de 20 % d’ici 2030 (sur une base 2019) et la réforme statutaire relative à la détermination du dividende des associés commandités (high watermark) visant un meilleur alignement des intérêts des deux catégories d’associés.

 

Si le mois d’avril 2020 a connu un point extrême de chute d’activité (- 42 %), les mois suivants ont enregistré un retour régulier vers une normalisation, doublé d’un accroissement des marges unitaires permettant de stabiliser le ROC sur le second semestre (contre un retrait de 21 % au premier semestre). En isolant l’effet Covid et à périmètre comparable, le RBE enregistre une croissance de 7 % et de 3 % pour le ROC, niveaux s’accordant avec la croissance organique historique.

 

RÉSULTATS CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2020

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation
Chiffre d’affaires  3 902  5 228  -25 %
Résultat brut d’exploitation (RBE)  506  524  -4 %
Résultat opérationnel courant (ROC), dont  366  412  -11 %
• Distribution  269  324  -17 %
• Support & services  120  108  +11 %
Résultat net part du Groupe, dont  280  307  -9 %
• Résultat net des activités poursuivies, part du Groupe  180  279  -36 %
• Résultat net des activités destinées à être cédées, part du Groupe  100  28  +259 %
Cash-flow opérationnel  591  498  +19 %
Dette nette  180  637   
Investissements industriels  245  230   
Bénéfice par action dilué  2,72 €  3,09 €   
Dividende par action  1,80 €*  1,75 €   

 

* Montant proposé à l’AG du 10 juin 2021.

 

L’activité globale a démontré une exceptionnelle résistance, avec des volumes en retrait de 8 % à périmètre réel et de 16 % à isopérimètre, grâce au positionnement multipays et multisegment du Groupe, ainsi qu’à sa structure duale midstream/downstream. Ainsi, le segment GPL (- 5 %), servant les secteurs résidentiel et agroalimentaire, a très bien résisté, au moment où les ventes de carburéacteur pour l’activité aviation (- 51 %) étaient particulièrement affectées. L’exposition équilibrée distribution finale/négoce a prouvé sa complémentarité cyclique avec de fortes croissances en bitumes, tant en distribution finale (+ 20 %) qu’en trading-approvisionnement (+ 7 %), ou dans l’activité stockage (recettes stockage de la JV Rubis Terminal : + 10 %), bénéficiant du retour du contango et de son positionnement renforcé en produits chimiques et agroalimentaires grâce à l’acquisition transformante réalisée en Espagne (Tepsa).

 

RUBIS – DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2020 40
 
 

Les résultats 2020 comprennent des éléments opérationnels positifs et négatifs non récurrents : la cession de 45 % de la participation dans Rubis Terminal s’est traduite par une plus-value de 83 millions d’euros et un résultat d’activité de 17 millions d’euros (sur la période du 1er janvier au 30 avril 2020), soit 100 millions d’euros de résultat net part du Groupe au titre des activités cédées. En parallèle, une charge de 77 millions d’euros en « Autres produits et charges opérationnels » a été inscrite, incluant notamment 46 millions d’euros au titre d’une perte de valeur constatée au 30 juin 2020 en raison de changements intervenus sur le premier semestre 2020 dans l’environnement politique et économique à Haïti et 25 millions d’euros au titre d’une dépréciation d’actifs financiers pour lesquels la Société a évalué une augmentation significative du risque de crédit, sur la base d’une analyse multifactorielle prenant en compte notamment l’environnement politique et économique local, laissant un solde positif de 6 millions d’euros.

 

La situation financière du Groupe en fin d’exercice reste particulièrement solide avec un ratio d’endettement net rapporté au résultat brut d’exploitation inférieur à 0,4, amenant Rubis à mettre en œuvre un plan de rachat d’actions pour annulation à hauteur de 250 millions d’euros maximum, en vue d’accroître la valeur intrinsèque du titre Rubis tout en préservant sa capacité d’action en matière d’acquisitions.

 

BILAN RÉSUMÉ

(en millions d’euros)  31/12/2020  31/12/2019
Fonds propres totaux  2 620  2 594
• dont part du Groupe  2 501  2 447
Disponibilités  1 082  860
Dette financière hors obligations locatives  1 261  1 497
Dette financière nette  180  637
Ratio dette nette/fonds propres  7 %  25 %

 

Au total, dans un contexte particulièrement hostile, Rubis a généré une capacité d’autofinancement de 449 millions d’euros, en retrait de 5 % après ajustement de la contribution de Rubis Terminal. En tenant compte de l’impact positif de la baisse des prix des produits pétroliers sur le fonds de roulement, le cash-flow opérationnel atteint 591 millions d’euros, en hausse de 19 %.

 

La dette financière, hors obligations locatives, au 31 décembre 2020 est principalement constituée d’emprunts auprès d’établissements de crédit pour un montant total de 1 146 millions d’euros, dont 268 millions d’euros à échéance inférieure à un an, et de 96 millions d’euros de concours bancaires. Compte tenu du ratio de dette nette sur fonds propres du Groupe au 31 décembre 2020, ainsi que du niveau de la capacité d’autofinancement, l’échéance de cette dette n’est pas susceptible d’être remise en cause du fait des covenants. La diminution nette de la dette financière en comparaison au 31 décembre 2019 est principalement expliquée par les flux de trésorerie issus de l’activité et par la cession de 45 % de la participation dans Rubis Terminal.

 

ANALYSE DU MOUVEMENT DE LA POSITION FINANCIÈRE NETTE DEPUIS LE DÉBUT DE L’EXERCICE

(en millions d’euros)   
Situation financière (hors obligations locatives) au 31 décembre 2019  (637)
Capacité d’autofinancement  449
Variation du besoin en fonds de roulement  113
Investissements Rubis Terminal  (26)
Investissements distribution  (135)
Investissements support & services  (84)
Acquisitions nettes d’actifs financiers  169
Autres flux d’investissements (paiement de Rubis Terminal à Rubis SCA)  232
Augmentation de capital RT et autres flux avec les IM (SARA)  (94)
Variation des prêts et avances  (28)
Autres flux dont obligations locatives  (28)
Dividendes aux actionnaires et minoritaires  (210)
Augmentation de fonds propres  118
Incidences des variations de périmètre et change  (41)
Reclassement de l’endettement net à la clôture des activités destinées à être cédées  22
Situation financière (hors obligations locatives) au 31 décembre 2020  (180)

 

Les investissements se sont élevés à 245 millions d’euros principalement axés sur la croissance future (dont 131 millions d’euros pour les investissements de sécurité/maintenance et adaptation des installations) contre 230 millions d’euros en 2019 :

 

activité distribution : 135 millions d’euros, se répartissant sur les 31 centres de profit du pôle et correspondant à la maintenance d’installations (terminaux, centres emplis-seurs, stations-service), aux développements de nos capacités (bouteilles, réservoirs, logistique ou stations-service) ou au rachat d’installations ou de fonds de commerce, ainsi qu’à l’acquisition du siège social à Lisbonne ;
   
activité support & services : 84 millions d’euros, concentrés principalement sur la raffinerie SARA (70 millions d’euros, un niveau exceptionnel lié à un grand chantier de maintenance) et l’acquisition d’un nouveau navire rattaché à la zone Caraïbes pour 8 millions d’euros ;
   
Rubis Terminal : 26 millions d’euros sur la période précédant la mise en place de la joint-venture.

 

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Activité distribution

 

Cette branche comprend l’activité de distribution de carburants (réseaux de stations-service), gaz liquéfiés, bitumes, fioul commercial, aviation, marine, lubrifiants, réalisée sur trois zones géographiques : Europe, Caraïbes et Afrique.

 

COTATION DES PRODUITS PÉTROLIERS

 

Les cotations du gazole affichent un retrait de 38 % par rapport à 2019 avec une forte volatilité au cours de l’exercice. Cette évolution s’est traduite par une tendance favorable des marges unitaires durant l’exercice.

 

D’une façon générale, Rubis est positionné sur des marchés qui lui permettent de transférer au client final la volatilité des prix (système de prix libres ou sous formule) et ainsi de constater sur une longue période une stabilité de ses marges.

 

 

SYNTHÈSE DE L’ACTIVITÉ EN VOLUMES SUR L’EXERCICE 2020

 

Opérant à travers ses 31 centres de profit, la branche a commercialisé 5 millions de m3 sur la période en distribution finale.

 

Ces volumes se répartissent selon trois zones géographiques : Europe (16 %), Caraïbes (39 %) et Afrique (45 %), fournissant au Groupe une excellente diversité à la fois climatique, économique (pays émergents et économies développées) et par type d’utilisation (résidentielle, transports, industries, utilities, aviation, marine, lubrifiants).

 

Par catégorie de produits, les volumes se répartissent ainsi : 69 % pour l’ensemble des fiouls (carburant automobile, aviation, gazole non routier, lubrifiants), 24 % pour les GPL et 7 % pour les bitumes.

 

ÉVOLUTION DES VOLUMES COMMERCIALISÉS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE

 

(en milliers de m3)  2020  2019  Variation  Variation
à périmètre
constant
Europe  816  900  - 9 %  - 9 %
Caraïbes  1 963  2 298  - 15 %  - 17 %
Afrique  2 269  2 296  - 1 %  - 18 %
TOTAL  5 049  5 494  - 8 %  - 16 %

 

L’activité générale a été fortement dominée par l’effet dépressif de la Covid. Au total, d’avril à décembre 2020, les pertes de volumes liées aux restrictions sanitaires atteignent 887 000 m3 à périmètre constant, dont 837 000 m3 en produits blancs et 102 000 m3 en GPL – segments bouteilles et petit-vrac résidentiel (cuisson, eau chaude, chauffage) restant proche des besoins essentiels du consommateur final – et, à l’inverse, un gain de 52 000 tonnes en bitumes.

 

Les résultats restent cependant différenciés par pays en fonction des utilisations finales : le Maroc a été davantage touché par l’effet Covid, avec une exposition directe au tourisme et au secteur productif, tandis qu’à Madagascar, si le conditionné GPL a bien résisté, les livraisons de vrac GPL au secteur minier ont souffert de l’arrêt complet des installations dès mars 2020, pour une réouverture prévue au premier trimestre 2021.

 

Les mobilités terrestre (stations-service) et aérienne ont été directement exposées au confinement généralisé, l’aérien étant toujours en crise avec une baisse de 50 % du trafic mondial (- 62 % pour Rubis).

 

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MARGE COMMERCIALE DISTRIBUTION

 

La marge commerciale brute tous produits atteint 627 millions d’euros, en retrait de 7 %, avec une marge unitaire en progression de 7 % dans un contexte de retrait des prix pétroliers de 38 % (cotations ULSD Rotterdam).

 

Le niveau structurel de marge unitaire, plus élevé en Europe qu’aux Caraïbes, s’explique par l’intensité capitalistique de l’activité GPL, prédominante dans cette région, et ce, comparativement à l’activité de distribution de carburants/combustibles.

 

MARGE COMMERCIALE EN DISTRIBUTION FINALE

 

   Marge brute
(en millions d’euros)
  Répartition  Variation  Marge brute
(en euros/m3)
  Variation
à périmètre
constant
Europe  193  31 %  + 1 %  237  + 11 %
Caraïbes  208  33 %  - 22 %  106  - 7 %
Afrique  225  36 %  + 4 %  99  + 15 %
TOTAL  627  100 %  - 7 %  124  + 7 %

 

Au total, le déficit de marge brute occasionné par la Covid atteint 63 millions d’euros sur neuf mois à périmètre constant. Ce montant est calculé par rapport à l’exercice 2019 considéré comme « normal » et, en conséquence, n’intègre pas la perte de croissance subie par le Groupe au cours de l’exercice écoulé.

 

RÉSULTATS DU PÔLE DISTRIBUTION

 

Le retrait des volumes de 8 %, combiné à une progression de la marge unitaire de 1 % à périmètre réel, explique le recul de la marge brute globale de 7 % et détermine le retrait du ROC de 17 %, avec une forte amélioration de performance au second semestre (- 6 % au S2 2020 contre - 26 % au S1 2020).

 

RÉSULTATS DU PÔLE DISTRIBUTION AU 31 DÉCEMBRE 2020

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation  Variation
à périmètre
constant
Volumes distribués (en milliers de m3)  5 049  5 494  - 8 %  - 16 %
Chiffre d’affaires  3 334  4 383  - 24 %  - 32 %
RBE  370  413  - 10 %  - 12 %
ROC  269  324  - 17 %  - 19 %
Capacité d’autofinancement  308  351  - 12 %   
Investissements  135  109      

 

Les investissements de l’exercice atteignent 135 millions d’euros se répartissant sur les 27 filiales opérationnelles et concernent des investissements courants (stations-service, terminaux, réservoirs, bouteilles, installations en clientèle), destinés principalement à accompagner la croissance des parts de marché d’une part, et la maintenance des installations d’autre part.

 

Distribution Europe

 

Espagne – France – Îles anglo-normandes – Portugal – Suisse

 

RÉSULTAT DU SOUS GROUPE EUROPE AU 31 DÉCEMBRE 2020

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation
Volumes distribués (en milliers de m3)  816  900  - 9 %
Chiffre d’affaires  551  659  - 16 %
RBE  96  97  - 1 %
ROC  61  62  - 1 %
Investissements  39  28   

 

L’indice climatique est en retrait de 7 % par rapport à 2019 et de 17 % par rapport à l’indice trentenaire. Le Portugal et la France représentent les principaux contributeurs de la zone avec près des trois quarts des résultats réalisés.

 

La zone Europe a le positionnement GPL le plus fort du Groupe et, corrélativement, une demande plus résidentielle, ce qui explique la moindre exposition aux restrictions sanitaires.

 

De fait, le retrait des volumes reste limité à 9 %. La bonne tenue des marges unitaires permet de générer un résultat stable.

 

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Distribution Caraïbes

 

Antilles et Guyane françaises – Bermudes – Eastern Caribbean – Jamaïque – Haïti – Western Caribbean

 

RÉSULTATS DU SOUS GROUPE CARAÏBES AU 31 DÉCEMBRE 2020

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation
Volumes distribués (en milliers de m3)  1 963  2 298  - 15 %
Chiffre d’affaires  1 333  1 851  - 28 %
RBE  115  167  - 31 %
ROC  80  139  - 42 %
Investissements  34  46   

 

Au total, 19 implantations insulaires assurent la distribution locale de carburants (400 stations-service, aviation, commercial, gaz liquéfiés, lubrifiants et bitumes).

 

La zone Caraïbes a connu un recul généralisé des volumes (- 15 %). La baisse du tourisme et les mesures de confinement en sont les principales raisons, avec des ventes aviation en baisse de 60 %.

 

Hors Haïti, le retrait du ROC est ramené à 22 % (contre 42 % sur l’ensemble de la zone), faisant ressortir l’île comme le principal facteur de dégradation. La situation politique et économique d’Haïti s’est dégradée, les volumes et les marges unitaires amenant le Groupe à constater dès le premier semestre sur la zone une perte de valeur des actifs pour un montant de 46 millions d’euros sur l’activité distribution de produits pétroliers Caraïbes.

 

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Distribution Afrique

 

Afrique de l’Ouest – Afrique de l’Est – Afrique australe – Djibouti – La Réunion – Madagascar – Maroc

 

RÉSULTATS DU SOUS GROUPE AFRIQUE AU 31 DÉCEMBRE 2020

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation  Variation
à périmètre
constant
Volumes distribués (en milliers de m3)  2 269  2 296  - 1 %  - 18 %
Chiffre d’affaires  1 450  1 874  - 23 %  - 41 %
RBE  159  148  + 7 %  + 2 %
ROC  128  123  + 4 %  0 %
Investissements  62  36      

 

Le continent a réussi à augmenter sa contribution ROC de 4 % avec des évolutions contrastées :

 

le secteur bitumes a connu une forte avance, tant en volumes (+ 22 %) qu’en résultat (+ 57 %), récoltant les fruits d’intenses efforts commerciaux. La filiale nigériane, qui représente près de la moitié des volumes de la zone, bien que confrontée à la baisse des ressources en dollars US et aux fermetures de chantiers pendant le confinement, a bénéficié des avantages relatifs à sa taille de leader et à ses capacités logistiques, qui lui ont permis d’accroître sa part de marché. Ailleurs dans la sous - région, des percées commerciales notables sont relevées, notamment au Togo, Ghana, Bénin et Cameroun ;
   
Madagascar, en produits blancs, a bien performé dans le contexte de la Covid ;
   
Madagascar, en GPL, est pénalisée par la fermeture de l’exploitation minière (Ambatovy) dont la réouverture est prévue pour le premier trimestre 2021 ;
   
l’Afrique du Sud a été affectée par le retrait des volumes dans l’industrie, alors que le segment conditionné poursuivait sa croissance (+ 10 %). La mise à l’arrêt d’une raffinerie locale (Engen) est venue accroître le recours aux importations au moment où la structure des prix des GPL pénalisait les marges des volumes importés ;
   
le Maroc (- 15 %) a vu ses deux principaux débouchés – céramistes et tourisme – fortement affectés par les restrictions sanitaires ;
   
au Kenya, Rubis Energy Kenya (ex-KenolKobil) et Gulf Energy ont été pénalisés par des effets stocks sévères dans le segment aviation au moment de la forte baisse des cotations en mars. Si la situation a été résorbée en fin de période, les volumes ont néanmoins été affectés par les restrictions sanitaires et la baisse du tourisme. De nombreuses actions ont été engagées pour améliorer la rentabilité des actifs, tant au niveau des réseaux que des grands comptes. Le secteur aviation retrouve des marges positives en fin de période. Si la crise Covid n’a pas permis d’en recueillir pleinement les effets, le ROC de Rubis Energy Kenya est néanmoins en hausse de 42 % à 19 millions d’euros.

 

Activité support & services

 

Martinique (SARA) – La Barbade et Dubaï (négoce) – Shipping

 

RÉSULTATS DE LA BRANCHE SUPPORT & SERVICES AU 31 DÉCEMBRE 2020

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation
Chiffre d’affaires  568  845  - 33 %
RBE  158  131  + 21 %
ROC  120  108  + 11 %
• SARA  44  40  + 10 %
• Support & services (hors SARA)  76  68  + 11 %
Capacité d’autofinancement  140  119  + 18 %
Investissements  84  57   

 

Ce sous-ensemble regroupe les outils d’approvisionnement de Rubis Énergie en produits pétroliers et bitumes :

 

la participation de 71 % dans la raffinerie des Antilles (SARA) ;
   
l’activité négoce-approvisionnement, active dans les Caraïbes (La Barbade) et en Afrique/Moyen-Orient avec un nouveau siège opérationnel à Dubaï ;
   
en support-logistique, l’activité shipping (neuf navires affrétés), stockage et pipe à Madagascar.

 

Les résultats de la raffinerie SARA progressent de 18 %.

 

La contribution de l’activité support & services (hors SARA) atteint 76 millions d’euros (+ 11 %), se décomposant de la façon suivante :

 

les volumes traités en négoce-approvisionnement-shipping ont atteint 1,18 million de m3 contre 1,33 million de m3, pour une contribution de 63,7 millions d’euros, en hausse de 21 % grâce à la fermeté des marges unitaires ;
   
les activités de services portuaires et pipe à Madagascar ont diminué de 17 % en raison de la crise sanitaire qui a eu un impact négatif sur le marché, notamment pour les réceptions de Jet A1 et de naphta. En conséquence, la contribution en ROC s’est élevée à 12,7 millions d’euros, en retrait de 20 %.

 

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Contribution de la JV Rubis Terminal

 

Jusqu’au 30 avril 2020, date de cession effective des titres, la contribution de la JV Rubis Terminal apparaît en activité destinée à être cédée comprenant le résultat de gestion (17 millions d’euros) et la plus-value de cession (83 millions d’euros), puis en société mise en équivalence (4,3 millions d’euros) pour les huit mois (de mai à décembre) de fonctionnement effectif de la joint-venture.

 

Dans l’environnement Covid, la JV Rubis Terminal a démontré une exceptionnelle résilience, enregistrant une progression de son RBE de 11 % à 103 millions d’euros : les recettes de stockage fioul restant peu sensibles aux variations des sorties dépôts malgré la baisse des consommations, la tendance en stockage chimie restant ferme avec des taux d’utilisation des capacities supérieures à 95 % et le retour du contango, générant une forte demande de capacité avec la signature de nouveaux contrats, notamment en Turquie.

 

(en millions d’euros)  2020  2019  Variation
Prestations de stockage (intégrant 50 % d’Anvers)  186  168  + 10 %
Produits pétroliers (incluant les biocarburants)  112  101  + 11 %
Produits chimiques  60  51  + 18 %
Produits agroalimentaires  14  16  - 13 %
Réparties par pays  (en millions d’euros)  (en %)   
• France  112  60 %   
• Pays-Bas  28  15 %   
• Belgique  17  9 %   
• Turquie  20  11 %   
• Espagne (2 mois)  9  5 %   
Chiffre d’affaires (intégrant 50 % d’Anvers)  285  306  - 7 %
RBE (intégrant 50 % d’Anvers)  101  92  + 11 %
Charges d’intérêts nettes  (22)  (4)  + 433 %
Résultat net part du Groupe  14  27  - 49 %

 

Les investissements de l’exercice ont représenté 53,6 millions d’euros (hors Anvers) dont 6,9 millions d’euros pour Tepsa (sur deux mois) et se répartissent en :

 

investissements de maintenance du périmètre consolidé : 25,1 millions d’euros ;
   
investissements de développement du périmètre consolidé : 28,4 millions d’euros.

 

En juillet 2020, la JV Rubis Terminal a signé un protocole pour le rachat de Tepsa, leader du stockage en Espagne - 900 000 m3 sur quatre sites générant un RBE de 27 millions d’euros – pour une valeur d’entreprise de 330 millions d’euros. L’opération a été finalisée avec effet au 31 octobre 2020 et a donné lieu à une extension du financement High Yield à hauteur de 150 millions d’euros, maintenant un levier global de 5,5, les actionnaires assurant leur quote-part de new money, dont 96 millions d’euros pour Rubis SCA.

 

Sur une base pro forma, en intégrant Tepsa sur 12 mois, le RBE atteint 127 millions d’euros.

 

Le résultat net (part du Groupe) atteint 13,7 millions d’euros contre 27,1 millions d’euros, résultat principalement affecté par le poids des charges financières (22 millions d’euros contre 4 millions d’euros).

 

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